Fait pas chaud pantoute !

12 juillet 2007

Turquie

Nous sommes en Turquie, avec Gaelle. On attend impatiement nos visas iraniens. L ambassade d İran nous fait attendre 2 semaines, alors que nous avons vu une Chinoise, un Littuanien et deux Polonais qui ont depose leur demande le meme jour que nous et ont obtenu leur visa le lendemain. De quoi nous faire dresser les cheveux sur la tete... Mais nous visitons la Cappadoce, ses cheminees de fees qui ressembles a des phalus dresses. Les gens ici appellent les vallees calcaires *Love Valley*, *Roze Valley*... De quoi faire rever...

Pour les linguistes : il existe en turc des lettres specifiques : comme ı sans point, ş qu on prononce (ch) et ç qu on prononce (tch). Le turc est tres facile a lire. Par exemple KEK qui vient de l Anglais ou OTO (voiture, auto)...

J espere qu on ne va pas se desecher sous le soleil de plomb de ce pays

Vive l İran (c est la propagande que j ıntegre grace a Gaelle) !!!!!

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05 juin 2007

    Notre *Best Trip* s acheve ... Plus que quelques jours a Vancouver, apres etre allees a San Fransisco et l ile de Vancouver. On voit deja notre sejour quebecois comme une etape achevee, une pointe de nostalgie dans l air, alors qu il nous reste une semaine (plainte...) a Quebec. Quelques prises de tete envers moi-meme et ma mauvaise humeur, et surtout de tres bons moments sur la cote Ouest des USA.
    Mon sejour dans le Canada anglais m aura appris quelques mots utiles : Hitch Hicking (faire du STOP), a used spoon ( une petite cuillere sale !), luggage (avec 3 G figurez-vous!), the back (le coffre de la voiture et aussi le dos), to book (reserver) ...
    Nous avons fait du stop de Tofino jusqu a Uclulet, sur l ile de Vancouver, puis de Uclulet jusqu a Vancouver. Le dernier homme (surtout des hommes) a nous prendre etait un ancien de Hastings Street. Hasting Street c est, a Vancouver, la rue des cames, des fous, des asociaux, des "homeless"... Un ramassi de femmes et d hommes rendus a l etat de chair embulante, des zombies qui se sont regroupes la pour recreer un semblant de societe, mais qui, le soir venu, peuvent vous agresser pour 2 dollars. Donc, notre chauffeur, Klayton, sevre de l heroine depuis 1 an et 2 mois, nous a gentillement debarquees a notre auberge, tout en nous expliquant la vie dans ses grandes ligne, en bon samaritain revenu de l enfer... Il a commence a se chouter a 9 ans (avec la biere de son pere) jusqu a l annee derniere. Il a 50 ans. Pas mal de sequelles : du mal a parler rapidement, a entendre, gestes compulsifs, grille cigarettes sur cigarettes... Il nous raconte sa vie, ses amours du moment, nous montre avec innocence la boite de viagra cachee sous son fauteuil... A part son discours religieux et moralisateur, je retiens ceci : " I like to be in love".

Comme dirait le presentateur de Thalassa : Bon Vent !

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21 mars 2007

Ma Gazelle et son Ours sont mariés !

Avis à la population !

1 Ma soeur est la plus belle
2 Mon beauf (aïe) est aux anges et je lui souhaite de le rester !
3 Qui a dit que le mariage c'était ringard ?
4 Il n'y a plus que moi des quatre à trouver chaussure à mon pied (étrange cette façon de voir les choses : un "maris" comme un soulier ...)
5 J'aurais voulu être là !

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19 mars 2007

Nouveau voyage sur la côte Est des Etats, avec Aurélie !

Philadelphia, Washington, NYC et Boston !

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Mais pourquoi revenir sur mes pas ? Quelle utilité ? Et bien pour passer par où je n’avais pas encore mis les pieds, surtout à NY et Boston. On ne se lasse pas, on redécouvre, on explore en plus encore. Du déjà vu, oui, mais toujours différent.

Maman, regarde : il y a des photos de ton appartement à Boston ! Dis-moi si c’est bien celui là !!

Puisque mon souvenir retient tout, mais en particulier les anecdotes et les aventures, voici les plus marquantes : imaginez vous le soir, à Philadelphia. L’auberge Chamounix mansion est une ancienne maison de bonne famille, en plein coeur du Fairmount Park. On prend le bus, où nous devons être quasiment les seules Blanches, Aurélie et moi. Etrange sensation que de voir la tendance s’inverser, à nos dépends. Nous voilà en minorité et maintenant nous ressentons la même impression que doivent avoir les Noirs dans les bus bondés de Blancs. Exiguïté, sentiment d’être lorgnés et pas du tout à notre place. A une de mes demandes, le chauffeur du bus d’abord ne me répond pas, puis m’aboie quelque chose que je ne comprends pas, mais qui semble être une interjection empreinte de nervosité et d’agressivité. Aurélie me traduit les aboiements par : « Tu vois pas que je suis en train de conduire (pauvre nouilleà ça c’est le ton du monsieur) ? » Bref, je suis fâchée. On s’arrête finalement, avec l’aide d’une dame très gentille qui a aussi aidé deux autres filles pommées comme nous, et qui vont à la même auberge. Elles partent avec elle, nous nous arrêtons pour faire les emplettes pour manger ce soir. Là, dans un petit bouiboui de bord de route, je demande un sandwich dans mon « meilleur » anglais possible, avec l’accent et les gestes. Le bonhomme me pose une question dans une langue que j’estime être de l’anglais approximatif, sur fond d’accent chinois. Aurélie me vient en aide, mais ne comprend pas beaucoup plus, alors qu’elle est très très forte en anglais…Bref, il se trouve que ce Chinois est incompréhensible, puisque même son employé, un grand Noir très noir, fait la moue de l’incompréhension quand il lui lance ses ordres. Je suis rassurée de ne pas comprendre. Nous continuons notre route, dans la nuit. Le chemin que nous empruntons se transforme rapidement en sentier à travers bois. Je suis pressée de trouver cette auberge. On marche d’un pas ferme, jusqu’à ce qu’Aurélie me fasse remarquer que c’est pas ben ben rassurant, cet endroit. Effectivement, je n’avais pas remarqué (mais j’aurais bien fini par le voir !) … Elle me communique rapidement sa nervosité et on finit par avoir vraiment les pétoches ! D’abord il y a eu ce pantalon abandonné, puis une chaussure et enfin, le pied d’Aurélie bute contre quelque chose de non identifié et elle pousse un cri ! Ah, que se passe-t-il ? Un pervers ? Un assassin ? Non, juste le pied d’Aurélie ! Et là ça a été le bouquet final : j’ai éclater de rire face à la situation pour le moins embarrassante et j’ai dit : « De toute façon, les truands qui sont cachés derrière les buissons sont déjà bien occupés avec les deux nénettes qui sont passées avant nous ! » la tension tombe un peu pour moi, je ne sais pas trop ce qu’il en est pour Aurélie, mais nous continuons d’avancer. Le chemin est long, surtout que nous devons marcher sur la route et qu’il fait nuit noire [en pleine forêt, je rappelle] (le lendemain, nous nous apercevrons qu’il y avait un sentier pour les piétons, quelques mètres à côté). Enfin au loin il y a de la lumière : c’est notre auberge ! Plus on se rapproche, plus ça nous parait louche et je tire déjà des conclusions rapides, comme d’habitude, du genre : oh les cons ! Ils nous on fait de la publicité mensongère ! Ils vont nous loger dans une porcherie (non, mais vraiment, dans un bâtiment qui ressemblait à une étable, tout en longueur, avec des fenêtres basses) et Aurélie, de rectifier tout de suite : non, une écurie ! Eh bien justement, le rire nous prend quand on s’aperçoit que c’est réellement une écurie et qu’il y a un cheval qui nous regarde, bien éclairé par les néons du bâtiment, et qui semble être tout seul et pas attaché ! Pour notre bonheur, le cheval ne se métamorphose pas en animal carnassier dévoreur de petites Françaises. Il est sage et nous regarde. On voit enfin poindre de nez de l’auberge ! Quel soulagement !

Le lendemain matin, de bonne humeur et bien reposées, on reprend le chemin de la veille, pour prendre le bus de Washington. Mais en regardant les oiseaux et le printemps, on se trompe de chemin et on va beaucoup trop loin ! Finalement, tout s’arrange puisque notre bus ne passe pas loin. Une bonne heure d’attente quand même.

Sinon, je voudrais faire une petite réflexion personnelle sur la diaspora Chinoise, et elle est tout à fait subjective et non officielle. Le temps presse, nous devrons prendre le bus chinois (moins cher que Greyhound) pour Washington. Nous nous arrêtons dans ce qui nous semble être notre station, on montre les billets au kiosque où la madame chinoise articule quelque chose que je ne comprends toujours pas, nous tourne le dos et s’en va. Pas commerçante celle-là, me dis-je. Je me dirige vers l’autre guichet et rebelote : je ne comprends toujours pas, mais cette fois elle ne fuit pas. Elle nous dit que si on veut, on peut acheter des billets ici. On comprend enfin qu’on est pas à la bonne place et que ces Chinoises ne nous aideront pas à trouver notre bus, parce c’est une compagnie concurrente que nous avons choisie ! Alors voilà ma réflexion : les Chinois installés aux USA sont odieux et fermés avec ceux qui ne sont pas leur clients et qui ne leur donneront pas d’argent. Sinon, c’est tout sourire. Les vendus !

Pour le bus : je dois enjamber une bande de loosers déjà installés en travers des rangées, puisque je veux aller au fond du bus (oh la bonne idée !) pour avoir les trois fauteuils du fond. Il s’avère que c’est une très mauvaise idée, puisque 10 min après le départ (on en aura pour 3h !) s’élève une odeur fétide de marde en stagnation depuis un certain temps, dans les chiottes juste à côté de nous ! Les hauts le cœur … Glurp … Le mec devant nous est plié en deux, le plus proche possible de la fenêtre, mais ça ne fait rien : ça pue toujours autant ! Encore une fois je ris de la situation, surtout qu’on les enchaîne depuis notre arrivée ! Aurélie me demande si c’est nerveux et ça a sur moi un effet cathartique : je m’arrête aussitôt. Moi qui pensais en asseyant mes fesses dans le bus : « Nous voilà sauvées » et bien ce n’était pas fini ! Je rigole intérieurement !

J’arrête là, c’est déjà trop long. J’aurais voulu vous conter l’histoire du riz dans l’auberge de Washington …

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25 février 2007

Patrick Watson

Patrick_Watson_PhotoAu risque de saouler mon monde, je répète l'info primordiale qui tient en halène ma vie depuis deux semaines : Patrick Watson et ses acolytes ont effleuré de leur ondes la ville de Québec, passant d'ailleurs quasiment inaperçu ... et j'y étais ! WO tabarnouche !
Rêve éveillé, berceuse envoûtante et rythmée, expériences chimiques auditives, mélange parfait de douce folie et de musique ouatée, tout ça dans les oreilles. Et dans la tête.
Je dois avouer que ces quatre mecs sont tellement dans leur monde, ne jouent tellement pas la comédie (ou alors si bien que rien de transplanté ne transparaît) que j'ai failli éclater de rire en voyant ces quatre zoulous se donner à fond, jusqu'à faire, à leur insu, des grimaces les plus comiques que je n'ai jamais vues! (un oeil en l'air, une dent croche par dessus la babine, un sourire d'innocent, une bouche de traviole, mais que du bon!)
[plutôt rassurant d'ailleurs que "de la bonne musique" soit affranchie des carcans musicaux, mais il ne faudrait pas que la folie devienne la norme, ça n'aurait alors plus d'intérêt]
A vos écouteurs mes écureils! Un peu de hors piste musical ne peut pas faire de mal...

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15 février 2007

Il neige neige neige

Enfin la voilà! Les Québécois en parlaient, la redoutaient aussi, en crissant en maudit le froid et les quelques centimètres de pauvre neige, mais tout émoustillés, chatouillés de l'intérieur, ils sont finalement soulagés de la voir arriver : la NEIGE ! Ca parait banal, de la neige du Québec, éh bien là on n'y croyait plus ...
Le Soleil (journal de Québec) intitulait son numéro : "On l'a eue, la tempête!" En voilà des manières ! Comme si la neige était notre ennemie ... Je veux bien croire qu'elle donne du souci aux agents de déblayement, mais quand même ! Enfin la voilà ...
Paco, je sais que tu ne me croiras jamais, toi avec tes 25°C andalous, mais pourtant il est bien tombé 50cm de neige en deux jours ... Et ce n'est pas beaucoup! Je vais faire le reporter, la chasseuse d'image pour toi, pour que tu puisses être doublement subjugué la prochaine fois. Je veux te montrer que le froid et la neige sont plus que supportables : que c'est un pur bonheur, qui donne envie d'être amoureux !IMG_1052

Chaque nouvelle neige est différente. Cette fois-ci, c’est de la neige « carrée », vraiment carrée quand on la regarde de plus près. Elle est exactement comme la neige artificielle : aux reflets bleutés ! Au Québec, je me serai au moins rendue compte que la neige brillait et scintillait.
Quoi de neuf ? Pas grand-chose, sinon que mon dossier est déposé pour l’année prochaine, UQAM « on y entre debout, on en ressort à genoux », rassurant … Moi qui ne connais même pas Montréal !

Aujourd’hui c’est l’anniversaire de Marie et de Mamie Toinette du Verygoore ! Aïe !

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09 février 2007

La suite !

moi_sur_la_luge_____Qu_becDe retour à Québec, bonheur de revoir des têtes connues, de se faire des soirées tranquilles et moins tranquilles, de bouffer au resto, de fêter de anniversaires des têtes blondes (Aneso, Poussin et moi ;-)), de dire au revoir à Marie (cette coquine qui nous fait faux bond pour aller chanter dans sa chorale !! Mais on t’aime quand même toujours autant bougresse !!) et de s’organiser des journées de ski (encore honte à moi : je me pointe à 7H30 à la gare Ste Foy avec Marine, pour qu’on m’apprenne qu’il n’y a que des bus la fin de semaine ! Glurp, ça passe mal). J’aime le ski, je crois que j’aurais du mal à m’en passer en France. J’irai habiter dans les Pyrénées !

Musique : Patrick Watson (acheté la place, peux pas y aller …), DJ Champion (un nom un peu con, mais de la pure musique du Dagobert !), Arcade Fire qui a déjà vendu toutes ses places de concert.

Carnaval de Québec. Caribou chaud pour les fans, glissade pour les aventureux, sculptures de glace pour les amateurs d’art éphémère.

Et maintenant, je compose mon dossier pour aller à Montréal l’année prochaine, avec l’aide de Gaëlle.

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Vite vite

Vite vite je vous raconte mes deux derniers mois : New-York biensûr, ville fatale, énorme de différences à chaque coin de rue, tantôt sombre comme en pleine éclipse, tantôt, quelques pas plus loin, une aveuglante effluve solaire vous jailli dans la pupille. Enfer et Paradis. Nuit et Lumière. Un peu primitif et simpliste comme description, mais pour une touriste comme moi qui a couru de lieu en lieu pendant ces trois jours à New-York, je crois que cela résume bien la situation. Contraste. Mais pas désagréable du tout, comme j'étais tentée de le croire avant de partir. Je m'attendais à quelque chose d'inhumain et d'insupportable, et j'ai mis les pieds dans une ville pleine d'étrangers, touristes et New-Yorquais, qui vaquent à leurs occupations, allant du businessman au marchant de Hot Dog sur la 7th Avenue, en passant par le touriste de base qui ne fait que passer, effleurer la ville et ses grands axes.

Voilà ce que je regrette dans ce genre de voyage semi organisé : le manque de liberté pour flâner où on veut, de se laisser guider par nos pas.

N

 New-York dangereuse ? Rien vu de toutes les horreurs racontées. Plein de flics et d'hélico cependant.

Et la gang, toujours fidèle à sa joie et sa bonne humeur.

Blues endiablé dans Greenitch Village.
Direction Boston. Je ne sais pas si c'est moi qui ai réussi à m'illusionner moi-même ou bien si réellement cette ville est merveilleuse, mais en tout cas, j'en suis partie avec l'idée qu'un jour j'irai habiter là-bas. Rien que pour le pur bonheur de se promener sur cette "Freedom Trail", au soleil, en se dirigeant vers le port, puis dans les quartiers italien et irlandais, avec ses bars à homards et ses serveurs taquins qui font peur au passant distrait, puis vers Boston Common et sa patinoire, enfin par le museum of fine arts. Rien que pour sentir l'atmosphère de cette ville, paisible, sereine, majestueuse. Illusion ? Les Bostoniens s'arrêtent d'eux-mêmes dans la rue pour nous demander si on cherche quelque chose, et "Si vous êtes Français ? J'ai été en France, je parle un peu français ..." dans un Starbucks coffee (là je craque!) ... Le métro-tram, la fatigue qui fait se clorent les paupières, on dort partout et dans n'importe quelle position en voyage. Entière liberté aussi, après NY, de guider notre journée en fonction de nos envies, sans horaire. Quelques rencontres et situations mémorables : premier soir, un lift en voiture de police, à 7 dans la bagnole, avec gyrophare et tout comme dans les films !... Limousine d'un jeune gars qui s'ennuyait à mourir, en attendant d'éventuels clients du riche hôtel d'à côté, désennuyé de nous voir tous débarquer, pratiquer son français pour lui ...

La suite plus tard, la salsa n'attend pas !

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06 janvier 2007

Nos trois semaines de vacances ... courtes !

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Noël

Que d'agitation ! On ne croyait pas y parvenir, mais finalement la chance a été de notre côté, tout c'est déroulé à merveille et mieux encore. Départ verglacé le 23 (certains s'en rappelleront, 4 cm de glace sur le trottoir, qui dit mieux ? Quelques fesses sur le pavé mouillé ...) pour le chalet au Mont Ste Anne. Le bus jaune des écoliers québécois nous attendait à la gare Ste Foy. Prise de possession du condo, agréable surprise de voir qu'il pourra tous nous contenir amplement : 14 zingues au lieu de 10, parfait. Le matin du 24 : déjà tous sur les pistes! Je chausse les ski, un peu tremblante. 7 ans que je n'en ai pas fait ... Candy et moi nous sommes dans la même situation. Les autres sont déjà des pros du ski et du snow. Nous resterons toutes les deux quoi qu'il arrive! Finalement on est toutes les deux surprises de voir que nous ne skions pas trop mal, et même bien! Pas non plus besoin de diviser le groupe! Une première journée de bonheur sur les pistes ! Marie et Rodolphe m’étonnent : non seulement ils savent skier très bien, mais en plus ils s’aventurent dans le snow parc pour faire les sauts !!! (J’en ai réussi un, je me suis cassée la goule au deuxième …)

Pour le réveillon, Marie et moi on décide d’aller à la messe de minuit, elle parce qu’elle n’a pas passer un Noël sans y aller, moi parce que je n’y ai jamais assisté. Gill le gentil proprio nous emmène à la cathédrale de Ste Anne de Beaupré. Discours un peu plat du prêtre, crèche vivante constituée par un « groupe » religieux de la région (aide-moi Marie, je ne me souviens plus de leur nom !), reconstitution de la naissance, « avec un vrai bébé », nous dis le curé… « Dieu est arrivé… » Bref, j’ai trouvé ça parfois un peu TROP, un peu exagéré, mais la cathédrale en béton, horrible du dehors, s’est révélée être splendide à l’intérieure. Toute en mosaïque jaune, rouge, noire et dorée. Splendide.

Puis il neige toute la journée du lendemain, objectif luge ! Poussin nous quitte pour aller faire soigner son dos à l’hôpital (pobresito  pollito, 780$, ça fait mal au portefeuille ! …).

Dernier jour pour les plus dingues, les plus casse cou ! Snowboard pour les quatre grands débutants : Marie, Rodolphe, Michaël et moi ! Nos profs : Piupiu et François, merci les gars, sans vous … Deux pistes en une journée ? Pas si mal pour une première fois ! Moi qui me faisais un honneur de ne pas avoir de courbatures avec le ski, je dois dire que le snow m’a bien punie d’avoir usé du péché de vantardise ! Je ne pouvais plus lever ni les jambes ni la tête pendant une semaine ! Et les bleus commencent juste à s’estomper … Bonnes rigolades tout de même et des photos cocassesIMG_2103 (admirez Michaël au 1er plan et la position de Rodolphe au second !!)

Anne-So, Kaouthar feront du chien de traîneau, les veinardes!

Kaouthar nous prépare un pâté chinois, spécialité du Québec (!), Rodolphe cuit les magrets avec Karim, François nous cuisine ses honorables pâtes-knaki, Xavier met la main à la pâte avec les crêpes, Marie prépare la salade, quatre bons dîners pour 14 !

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21 décembre 2006

Petit retour sur les raquettes !

Eh bien, non, les raquettes, ce n'est pas ça :

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Détrompez-vous ! Les temps modernes sont aussi passés au Québec, ils l'ont rendu libre, certes ! mais ce n'est pas tout : les raquettes en alu ont fait leur apparition ! Je dois avouer que lorsque j'ai vu la configuration des 'susmentionnées', j'ai été tellement désappointée que j'en ai oublié d'être déçue! Moi qui voyais du traditionnel, du bien vieux et clinquant ... J'ai compris que je m'étais entièrement fourvoyée !
Pour ma deuxième sortie, j'ai opté pour Ambroise, c'est-à-dire, comme d'hab, une rando pas de tout repos, mais dont on se rappellera ! Candy se lève donc de bon matin, avec la hargne au ventre, consciente comme moi de la difficile tache que nous devons accomplir aujourd'hui : ne pas se faire larguer dans un coin du bois, ne pas pleurer en appelant nous mères respectives, parce qu'on a peur et qu'on est pardues ! Donc à 8h, elle se rendort paisiblement après que son réveil a sonné, puis panique à bord vers 8h45 (sachant que le rendez-vous était à 9h). :-) Fraîches comme des gardons près à frire, nous nous élançons vers le lieu de rendez-vous. Notre enthousiasme matinal se communique à la troupe et nous partons. Forêt Monmmorency.
La neige est moins belle que la semaine dernière, puisqu'il a plu les derniers jours et qu'il c'est formé une croûte de verglas sur le dessus. Mais rien n'entamera notre bonne humeur et notre impatience de  s'élancer sur le sentier (que dis-je là ? un sentier avec Ambroise ?! Quelle infamie!). La rando se déroule trop calmement pendant la première heure et demie. Candy se marre : elle ne se voit pas, mais elle a une belle vue sur mon allure de pantin désarticulé qui est obligé d’écarter démesurément les jambes pour marcher. Ca l’air de bien la faire rire! J’en rajoute un peu pour la forme, mais pas tant que ça ! Ambroise nous fait monter jusqu’au point de vue, on grignote, on prend quelques clichés, on redescend. Nous voilà en haut de « la montagne » et maintenant il faut redescendre … en hors piste ! L’excitation nous gagne, nous n’attendions que ça ! Mais, hélas, cent fois hélas, nous choisissons de descendre sur une pente où de nombreux arbres morts s’empilent les uns sur les autres, en formant des amas inextricables qui barrent le chemin. Reculer pour si peu ? A d’autres ! La bagarre commence entre les arbres et nous, entre les pièges vicieux (comme des trous recouverts de neige) qu’ils nous tendent et nos raquettes dernier cri… Candy se vautre littéralement dans un de ces traîtres trous, où elle restera bien 5 min avant de se dépêtrer du guêpier ! La rigolade est à son comble : c’est à celui qui goûtera à la neige le plus de fois possible ! Je n’arrive même plus à lever les pieds tellement je ris de mon manque d’agilité, de celui des autres et aussi celui d’Ambroise qui monte fièrement sur une petite prédominance neigeuse pour nous faire apprécier ses talents de skieur en raquettes… Manque de bol, la chute a été inévitable, comme pour nous tous ! Ventre à terre on l’aura faite cette rando !

Enfin, la journée se termine par une belle récompense : grillades au refuge de la forêt Monmmorency.

cf "RaQuEtTeS"

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